Ceux qui reviennent...
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... quand les feuilles tombent
Nous entrons dans le temps des brumes qui murmurent. Ce moment subtil où la mémoire devient plus douce, et où certaines présences reviennent marcher un instant dans la lumière du cœur.Les feuilles tombent une à une, comme des petits adieux lumineux, et l’air sent la fumée douce et le souvenir.
C’est la saison où l’on n’est jamais tout à fait seul.
Car certaines âmes, dit-on, reviennent marcher un instant parmi nous.
Pas pour hanter, pas pour effrayer, pas même pour se faire reconnaître.
Elles viennent comme une brise légère lorsque l'on ouvre une fenêtre. Elles viennent comme un réconfort lorsque l'on allume une bougie dans la nuit. Elles viennent pour se rappeler, et nous rappeler aussi.
Elles se glissent dans un parfum connu, dans la brume du matin, dans un rêve dont le visage reste, doux et flou, même après le réveil. Une sensation de sérénité, comme si tout était à sa place.
Elles passent dans les yeux d’un autre, cette seconde suspendue, tu sais, cette seconde de trop, où l’on croit reconnaître quelqu’un, comme si deux vies, deux temps, deux mondes venaient se saluer à travers la lumière.
On ne sait pas d’où vient ce frisson. Mais l’âme, elle, se souvient.
Elle se souvient de la main qui la tenait quand elle tremblait. Elle se souvient des foyers partagés dans d’autres hivers. Elle se souvient des promesses faites au bord de l’invisible.
"Nous nous retrouverons."
Pas toujours dans la vie présente. Pas toujours dans les mots. Pas toujours dans les corps.
Mais dans ce souffle. Dans cette reconnaissance. Dans ce frisson sans origine.
Ce fil reste. Il ne se brise pas. Alors parfois, elle se glisse dans certains regards et toi, l'espace d'un instant, tu confonds cet éclat avec le présent.
Alors, quand Samhain viendra, allume une bougie. Une seule.
Pas pour appeler. Pas pour invoquer.
Pour accueillir.
Dis simplement, dans ton cœur :
« Je me souviens. »
Et quelque part, dans un lieu que tu ne peux pas nommer, quelqu’un répondra.
*Il y a des instants où le monde semble répondre.
Depuis hier soir, je cherchais une musique pour accompagner ce texte.
Je voulais quelque chose qui parle de ces liens qui ne meurent pas, mais qui continuent à se frôler dans le silence. au-delà du visible, au-delà du temps.
Et ce matin, sans que je n’aie rien demandé, c'est elle qui m'a trouvée. More than Words.
La même chanson que j’avais un jour associée à cette histoire, il y a des années de cela.
La même mélodie que j’avais dessinée vite fait, lors d'une nuit de travail, sur une feuille devenue témoin d’un souvenir ancien,
deux âmes enlacées, l'une incarnée, l'autre faite de poussière d'étoiles, un tourne-disque, la pochette de disque de cette chanson, oui oui 😅, et cette musique comme passerelle entre deux mondes.
Alors j’ai compris.
Ce n’était pas moi qui cherchais la chanson.
C’est elle qui m’a retrouvée.
Comme le font parfois les présences, dans le temps des brumes qui murmurent.
Demandez, et vous obtiendrez, ne l'oubliez jamais.
Vicky, (toujours) funambule entre l’ombre et la lumière ✨