Quand ils s'en vont et que nous restons

Quand ils s'en vont et que nous restons

Jusqu'à samedi, j'ai usé les couloirs de l'hôpital. Quelle jolie date pour faire son entrée de l'autre côté, le 1er novembre... Si cela n'était pas teinté de tristesse, j'y verrai presqu'une forme d'élégance ou un dernier clin d'œil. 

Voici un texte que j’ai voulu comme une caresse sur l'absence, comme un murmure entre le visible et l’invisible, pour ceux qui restent, pour ceux qui continuent d'aimer et d'avancer malgré tout.

Quand ceux que nous aimons s’en vont

Il y a un silence particulier, après le départ de ceux que nous aimons.
Un silence qui ne fait pas mal tout de suite, mais qui s’installe lentement, comme une brume au fond de la poitrine.
On croit d’abord qu’ils ne sont plus là.
Et pourtant… parfois, au détour d’un rayon de lumière, dans une odeur de feu de bois, dans un éclat de rire, dans une larme hésitante, quelque chose en nous murmure : ils n’ont pas disparu. Ils ont simplement changé de rive.

Ceux que nous aimons ne s’effacent pas.
Ils deviennent ce vent doux qui frôle la nuque, cette chaleur inexplicable au creux du cœur, ce frémissement qui nous fait tourner la tête sans savoir pourquoi, ce parfum familier qui vient nous chatouiller l’âme...
Ils sont là, dans la matière du monde, mêlés à nos souvenirs, à nos gestes, à la lumière des matins calmes.
Ils continuent de respirer à travers nous, à travers ce que nous devenons.

La douleur, elle, ne s’en va pas vraiment. Mais on s’y habitue.
Elle se transforme en tendresse, en présence silencieuse.
C’est comme apprendre à marcher avec une ombre en plus, une ombre qui nous accompagne, discrète, bienveillante.
Alors on comprend : la mort n’est pas une fin, mais un passage.
Un passage vers une autre manière d’aimer, une autre façon d’être.

Et puis, il arrive un jour où l’on cesse de pleurer en pensant à eux, ou moins souvent, en tout cas.
Non pas parce qu’on les a oubliés, mais parce que l’amour a pris toute la place.
Un amour paisible, élargi, qui ne connaît plus de frontière.
Un amour qui sait que rien ne s’éteint vraiment, que tout se transforme, tout circule, tout revient.

Alors, quand la peine se fait plus lourde,
lève les yeux.
Vois : il y a quelqu'un, quelque part, qui veille.
Une présence douce, un éclat discret dans la nuit.
Si tu écoutes bien, entre deux battements de ton cœur, tu les entendras peut-être te dire :
Je suis là, encore, autrement. Je t’aime.

À ceux qui nous sont chers.
À ceux qui ne partent jamais vraiment. 
À ceux qui restent. 
À vous, à nous. 

🌾 Prière pour ceux qui veillent de l’autre côté de la rive

Que ton souffle se mêle au vent,
Que ta lumière apaise mes nuits.
Je ne te retiens pas et je t’entends,
Dans la paix qui revient, infinie.


🔥 Rituel de la flamme silencieuse

Le soir, allume une bougie.
Respire profondément et imagine la personne que tu aimes enveloppée de douceur et de sérénité.
Dis simplement :

“Je t’envoie ma lumière, comme tu m’envoies la tienne.”

Laisse la flamme brûler quelques minutes, puis souffle dessus lentement, en lui confiant ton amour et ta gratitude.
La flamme s’éteint, mais la lumière, elle, demeure. Souviens-toi. 

Vicky, funambule entre l’ombre et la lumière ✨🔥

 

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